Tout le monde parle du BIM, enfin presque.

Tout le monde en parle, et chacun a sa propre idée sur le sujet. Mais comment faire pour que ça marche ? Quels sont les ingrédients de la recette gagnante du BIM ?

Point numéro un, le BIM n’est pas obligatoire en France, aucun texte législatif ne va dans ce sens, que ce soit dit une fois pour toutes. C’est bien le marché, la demande de la maîtrise d’ouvrage, qui généralisera (peut-être) le BIM. Encore faut-il que la demande soit bien formulée. Dans l’absolu, un « chantier BIM » ça ne veut rien dire ! Nous voyons pourtant des cahiers des charges indiquer tout simplement : « le chantier sera traité en BIM » Point. Point final, c’est tout, aucune autre allusion au BIM dans tout le CCTP.

Un peu de sérieux, le maître d’ouvrage doit définir clairement ses souhaits, ses attentes, ses désirs… Une maquette numérique pour quoi faire ? Une organisation BIM de quelle façon, avec qui, dans quel but ?

Même s’il n’y a pas de recette au succès d’un chantier BIM, il y a bel et bien des fondamentaux à respecter pour orchestrer au mieux les conditions de la réussite d’une opération BIM. Ces conditions ne sont pas exactement les mêmes pour tous les acteurs, mais un ensemble de directions communes existent. La toute première : se donner les moyens de ses ambitions. Ce premier point est valable pour tous, y compris la maîtrise d’ouvrage, qui va donc devoir investir un peu dans la phase étude, investir un peu en temps de préparation, investir un peu en AMO BIM, investir un peu pour accompagner toute l’équipe projet vers le succès attendu, et bien sûr investir un peu en définition des attendus BIM.

Tout faire pour installer ces « conditions du succès » pour chacun des intervenants de l’acte de construire : Maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, architecte, économiste, bureau d’étude, entreprise du bâtiment, bureau de contrôle… C’est une des missions du centre de ressources du bâtiment de Bretagne.