Relevé de situation

La crise environnementale que nous avons entamée est liée à deux facteurs majeurs, et le secteur du bâtiment y joue un rôle prépondérant :

RelevéCausesImpacts de la
construction
Limites
1/ Dérèglement
climatique
Émissions
de gaz à effets de
serre émises par les
activités humaines
(énergies consommée
pour les besoins
du quotidien mais
aussi pour produire
des matériaux
et équipements)
• Forte consommation
de ressources pour
la construction
• 45 % des énergies
consommées
pour alimenter
les logements et
bâtiments tertiaires
• Tonnage important
de déchets produits
Raréfaction de
certaines matières
premières
La production
d’énergie est un
important facteur
d’émissions de gaz
à effets de serre
Les sites
d’enfouissements
fermeront
progressivement
d’ici 2050
2/ Chute de la
biodiversité
Occupation
de l’espace
par l’Homme
(en Bretagne : 10 %
par l’aménagement
urbain et 70 %
par l’agriculture)
Augmentation
de la taille des villes liée
à une démographie
croissante
(+ 400 000 nouveaux
bretons annoncés d’ici
2040 par l’INSEE)
La politique de non
artificialisation des
sols (ZAN) impliquera
probablement plus
de renouvellement
urbain, donc des
déconstructions /
reconstructions
génératrices
de déchets et
consommatrices de
matières premières.

En résumé, au regard des évolutions du contexte, nous tendons vers une augmentation de la production de déchets et une diminution des matières premières disponibles.

L’économie circulaire n’est pas un effet de mode, c’est une nécessité économique !

Un nouveau jeu d’acteurs

Dans l’économie linéaire « extraire, transformer, utiliser, jeter », chacun joue son rôle sans se préoccuper des autres. Dans l’économie circulaire, toute la chaine d’acteurs est interdépendante et si l’un d’entre eux ne joue pas le jeu, alors cette économie ne fonctionne pas.

• Les maîtres d’ouvrages doivent fournir les moyens en temps et en espace pour organiser les flux de matières sur un chantier
• Les maîtres d’oeuvre doivent prescrire et accompagner des solutions innovantes
• Les industriels et négociants doivent proposer des solutions issues du recyclage ou du réemploi
• Les assureurs doivent couvrir ces nouvelles solutions
• Les entreprises doivent améliorer la dépose sélective et le tri des déchets sur chantier
• Les prestataires déchets doivent apporter des solutions performantes pour collecter et valoriser ces matières premières secondaires.

Ainsi, cette économie implique de repenser la chaine de production :
• Sur les aspects techniques (déconstruction sélective, systèmes constructifs, développement des produits recyclés)
• Sur les aspects logistiques (process d’acheminement, structuration de filières, négoce de matériaux)
• Sur les aspects assurantiels (encadrement juridique des nouveaux process comme le réemploi)
• Sur les aspects humains (compétences de diagnostic, de dépose, de coordination, de prescription)

2 sujets progressent fortement depuis quelques années :

Le recyclageLe réemploi
• Plutôt bien avancé sur les déchets inertes
à destination des activités de travaux publics, mais également des avancées en R&D
sur la fabrication de bétons recyclés.
• Reste des marges de progrès à réaliser
sur les autres déchets (bois, polymères,
verre, plâtre, etc.).
• Nécessite un véritable encadrement juridique concernant les garanties et responsabilité des entreprises au regard des produits posés.
• Nécessite la structuration de filières professionnelles de négoce pour en faire une chaine d’approvisionnement fiable et performante.

Évolutions réglementaires

> Mentions « déchets » obligatoire dans les devis
> Diagnostic ressources avant démolition
> Obligation de tri 7 flux
> Bordereau de traçabilité
> Mise en place de la « REP déchets bâtiments »

 

Ces évolutions réglementaires amènent progressivement depuis le 1er juillet 2021 jusqu’au 1er janvier 2022 des évolutions fortes pour que les déchets issus du bâtiment deviennent plus aisément de nouvelles ressources.

 

La FFB tient à la disposition de ses adhérents des documents d’aide à l’appropriation de ces évolutions.