Témoignage de Valentin RIOBÉ et de Jimmy DELAMARCHE

Valentin RIOBÉ est apprenti depuis 6 ans en électricité. Il a obtenu un CAP, un BP, un Bac Pro et prépare un BTS.

Jimmy DELAMARCHE est formateur au CFA du Bâtiment de Saint-Grégoire, expert en électricité, ancien candidat et membre de l’équipe de France aux Olympiades des Métiers. Il entraîne aujourd’hui Jimmy : « j’entraîne mon successeur pour l’emmener au plus haut niveau ».

Valentin, pourquoi avoir choisi le métier d’électricien ?

Valentin : Je suis passionné depuis tout petit de technologies en tout genre : électricité, informatique… et l’électricité est très diversifiée et touche à de nombreux domaines.

Jimmy, quel est le programme d’entraînement pour la compétition internationale ?

Jimmy : Le plan d’entraînement est très compliqué, c’est plus difficile d’entraîner quelqu’un pour un métier que pour un 100 mètres, même si l’on utilise énormément le sport.

Il y a deux parties dans le plan :

  • la partie physique et mentale pour réussir à gérer la pression d’une compétition longue (4 jours), dans un pays étranger, sur un lieu qui n’est pas un chantier… La condition physique est très importante, l’épreuve est intensive.
  • et la partie technique qui, elle, consiste à travailler les gammes : câbler des tableaux et re- re câbler, façonner des tubes, des goulottes… Tout cela est très codé.

Valentin, pourquoi avoir choisi le métier d’électricien ?

Valentin : Je suis passionné depuis tout petit de technologies en tout genre : électricité, informatique… et l’électricité est très diversifiée et touche à de nombreux domaines.

Jimmy, quel est le programme d’entraînement pour la compétition internationale ?

Jimmy : Le plan d’entraînement est très compliqué, c’est plus difficile d’entraîner quelqu’un pour un métier que pour un 100 mètres, même si l’on utilise énormément le sport.

Il y a deux parties dans le plan :

  • la partie physique et mentale pour réussir à gérer la pression d’une compétition longue (4 jours), dans un pays étranger, sur un lieu qui n’est pas un chantier… La condition physique est très importante, l’épreuve est intensive.
  • et la partie technique qui, elle, consiste à travailler les gammes : câbler des tableaux et re- re câbler, façonner des tubes, des goulottes… Tout cela est très codé.

Témoignage de Sébastien GAUDIN, président de CNR

Entreprise : CNR
Nombre de salariés : 170
Activités de l’entreprise : Gros œuvre sur le Grand Ouest, l’Ile-de-France, les Iles Anglo-normandes
Situation géographique : Pleumeuleuc (35)

Quelles actions CNR engage pour fidéliser ses équipes et attirer des nouveaux collaborateurs ?

Sébastien GAUDIN : Dans nos métiers, le savoir-faire est primordial et la pénurie actuelle de main d’œuvre met en exergue notre première richesse : l’homme. Pour fidéliser et attirer de nouveaux collaborateurs, il faut avant tout être à l’écoute de ces derniers, qu’ils soient respectés et puissent avoir des opportunités d’évolution. Notre politique RH est très attentive à ces attentes : accueil des nouveaux arrivants, parcours d’intégration, bilan en fin de chantier avec la direction, valorisation de la démarche qualité, sécurité, environnementale et managériale, mise en place de commissions pour faire émerger les bonnes idées et dynamiser la créativité… Nous accueillons également une quarantaine de stagiaires chaque année pour leur donner la passion de ce métier.

L’un des axes du contrat d’objectifs est d’offrir aux salariés l’opportunité de monter en compétences. Chez CNR, avez-vous mis en place une politique spéciale en matière de formation ?

SG – Lors des entretiens professionnels, l’ensemble des responsables sont sollicités, y compris les chefs de chantier qui font remonter les attentes du chantier en matière de formation. Malgré une réforme de la formation qui réduit significativement nos financements, l’entreprise s’engage cette année sur 220 formations, montrant ainsi sa démarche volontariste dans ce domaine. Par ailleurs, nous accueillons des alternants et réalisons environ 4000 heures d’insertion par an avec un accompagnement pour redonner l’envie de travailler, avec parfois des évolutions réussies qui se concrétisent par une embauche.

La pénurie de candidat vers notre secteur s’explique en grande partie par le manque d’attractivité des métiers du bâtiment. Quels axes doit-on selon vous privilégier pour changer cette image ?

SG – On doit tout faire pour montrer que notre métier évolue et que nous ne sommes pas une filière d’échec mais d’excellence. Il faut profiter de la transition numérique actuelle pour changer d’ère et convaincre les nouvelles générations que notre métier est en pleine mutation…

Aujourd’hui, grâce aux outils comme le BIM, nous anticipons davantage les projets et nous développons une véritable collaboration avec l’ensemble de nos interlocuteurs. Il faut aussi donner envie à nos équipes de travailler sur nos chantiers et c’est pourquoi nous prêtons également une grande attention à la tenue des chantiers et de nos bases de vie. La clef de la réussite, c’est de surprendre, ne jamais tomber dans la routine, porter des projets atypiques pour donner envie de venir dans ce métier !

Lors de la signature du contrat, vous avez présenté votre BIM Box. Pouvez – vous nous expliquer votre engagement en faveur du numérique ? Que retirez-vous de cet investissement pour votre entreprise et vos salariés ?

SG – La BIM Box fait partie de cette démarche qui consiste à faciliter l’accès au BIM dans notre métier. À l’occasion d’un projet de logement que nous avons réalisé en entreprise générale, nous avons mis en place un bungalow, témoignant de notre savoir-faire dans le BIM et permettant, du fait de sa mobilité, d’aller au plus proche du terrain pour montrer très concrètement ses applications dans notre domaine d’activité. Il valorise également le savoir-faire de l’entreprise et les équipes ont eu, par ailleurs, plaisir à développer cet outil de communication et de pédagogie.