Dès 2017, la FFB Bretagne s’est engagée aux côtés de l’Etat à promouvoir l’accueil et l’insertion des personnes réfugiées dans les entreprises de bâtiment bretonnes.

En parallèle, le CFA Bâtiment d’Ille-et-Vilaine a créé le CAP+, un dispositif spécifique de pédagogie qui s’étale sur 3 ans et vise à intégrer ce public dans des conditions optimales. Après deux années d’expérimentation, les 4 CFA bretons ont répondu en mai dernier à un appel à projet de l’Etat, afin d’obtenir un appui financier pour déployer le dispositif sur l’ensemble de la région. La FRB s’est associée à cette initiative, réitérant son soutien en faveur de l’insertion professionnelle des 200 réfugiés bretons dans le secteur du bâtiment.

Pourquoi avez-vous choisi d’accueillir un apprenti réfugié ?

Plusieurs collègues de la région se sont engagés dans la démarche d’accueillir un réfugié et ils m’ont fait un retour très positif de cette expérience. Il s’agit en effet d’un public particulièrement motivé.

Quel investissement cette démarche requiert-elle du côté du chef d’entreprise ?

Accueillir un réfugié pourrait décourager une partie des chefs d’entreprise, par peur du poids des démarches à entreprendre. Or, le dispositif est bien organisé, de façon à ce que cet engagement ne constitue pas une « charge » supplémentaire pour l’entreprise. Le suivi social et la partie administrative sont réalisés par le tissu associatif local. En complément, le CFA du bâtiment de Quimper est très présent dans l’accompagnement et l’intégration.

Comment se passe l’intégration de Mohamed, votre apprenti réfugié, au sein de l’entreprise ?

L’intégration se passe très bien avec les compagnons. A ce jour, Mohamed a eu l’occasion de travailler avec l’ensemble des collaborateurs sur différents chantiers. Ces échanges sont particulièrement constructifs et ont apporté à l’équipe une ouverture d’esprit. Il s’agit selon moi d’une belle leçon de vie et de persévérance.

# Ivan LETTY, entrepreneur de peinture à Quimper, président de la Commission formation de la FFB Bretagne