En Bretagne, 53 % des déchets du BTP sont valorisés. Or, selon une directive européenne, 70 % de ces déchets devraient être recyclés à l’horizon 2020. La valorisation figure également de plus en plus dans les critères d’attribution des marchés publics.

Estimant qu’il est urgent de trouver des solutions économiquement viables pour permettre aux entreprises de contribuer à satisfaire ces objectifs, la commission environnement et construction durable a lancé en avril 2014 une expérimentation sur le recyclage des fenêtres. Objectif : tester le modèle économique de la filière et susciter une dynamique industrielle autour de la valorisation.

Le constat est simple : les matériaux composants une fenêtre sont recyclables à 90 % mais la complexité du démantèlement rend la filière non viable dans les modèles actuels.

L’expérimentation est soutenue financièrement par l’ADEME et par le Conseil départemental des Côtes-d’Armor. Elle s’appuie sur l’expertise logistique de Retrilog basée à Ploufragan, entreprise d’insertion membre d’Emmaüs France, déjà impliquée dans le démantèlement de meubles, qui réalise des collectes d’ouvrants vitrés sur l’ensemble du territoire breton.

Actuellement, 95 % des ouvrants remplacés comportent du bois. Aussi, l’un des points essentiels de l’expérimentation porte-t-il sur la valorisation de ces éléments en bois. Si le recyclage du verre, de l’alu ou encore du PVC est relativement bien maîtrisé aujourd’hui, celui du bois exige en revanche la recherche de nouveaux débouchés. C’est l’objet d’une étude menée au sein de l’entreprise Retrilog.

Pour l’heure, les professionnels bénéficient d’un coût de traitement de 68 € / tonne (les filières classiques sont entre 90 et 120 € / tonne) et peuvent faire valoir cette filière dans les mémoires techniques qu’ils joignent à leurs réponses aux appels d’offres.

Contact FFB Bretagne : Philippe CARDON au 02 99 30 93 63.