Ivan lettyInterview


Ivan Letty, Gérant de l’entreprise de Peinture LETTY, anime la Commission Régionale Formation depuis 2014.

Aux côtés de ses confrères bretons, il a pu participer à la précédente réforme de la formation professionnelle à travers la mise en oeuvre de la loi de 2014.

En 2018, un nouveau paysage va être proposé, avec une nouvelle réforme de la formation sur le point d’aboutir avec une loi qui sera votée au printemps.

Ivan, en tant que Gérant d’une PME du bâtiment, quelles sont vos attentes vis-à-vis de nouvelles règles dans la formation ? 

J’ai repris une entreprise familiale, où la culture de l’apprentissage et de la transmission des savoirs était très forte. Avec 13 salariés dont 2 apprentis, je perpétue ces valeurs, et aboutir à des systèmes de formation plus simples d’accès pour les TPE me semblerait une bonne chose.

Par exemple, une durée de travail identique à celle de l’ensemble des compagnons faciliterait grandement et l’intégration des jeunes dans nos équipes et l’acquisition des savoirs. Il va de soi aussi que les apprentis puissent utiliser les machines adaptées à leur métier, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Ivan, en tant que chef de file de la Commission Formation, quels sont les besoins des entreprises en matière de formation ? 

Nos métiers sont sujets à multiples réglementations, qui imposent de former nos salariés pour qu’ils travaillent dans les meilleures conditions de sécurité, mais aussi s’adaptent aux évolutions techniques. En cela, nous espérons pouvoir continuer à bénéficier du retour sur nos contributions formation avec des possibilités de co-investissement formation. De plus, il est nécessaire que les référentiels de formation soient établis en fonction de la réalité des marchés actuels.

Le secteur du Bâtiment tente de recruter, avec 5 000 intentions d’embauche prévues sur la Région ; quelles sont les pistes pour inciter les jeunes à aller dans vos métiers ?

Nos métiers professionnels ont subi un déficit d’image ces dernières années, avec malheureusement la crise économique qui nous a touchés de plein fouet.

Il nous faut à nouveau communiquer auprès des jeunes, des familles et des écoles pour faire connaitre le bâtiment, pour combattre les préjugés qui entourent notre branche. Avec l’arrivée du numérique (notamment le BIM), je pense que cela peut toucher le jeune public.

En cela, le réseau FFB Bretagne a travaillé sur une campagne de communication, sur le thème « j’ai choisi le bâtiment ». En parallèle, il en va de la responsabilité de chacun d’entre nous d’ouvrir nos portes pour faire visiter nos entreprises et nos chantiers.