Pourquoi s’engager dans la campagne des élections aux Chambres de Métiers et de l’Artisanat à l’automne prochain ?

« Avec un taux de participation de 17 % de votants aux précédentes élections, on mesure le manque d’intérêt suscité par ces élections et donc la nécessité de redonner de l’envie d’y participer aux artisans !
Parmi les questions que l’on entend dans nos réunions de terrain, celle qui revient le plus est la suivante : « à quoi sert une Chambre de Métiers et de l’Artisanat ? ». Il faut partir de cette légitime interrogation des artisans et y apporter des réponses.
C’est le sens de notre engagement dans cette campagne avec comme leitmotiv : remettre l’artisan au cœur de la Chambre de Métiers. »

Quels sont vos objectifs et priorités dans le cadre de cette campagne ?

« – La défense et la promotion de la spécificité des artisans font partie de nos priorités.
Le débat récent sur la défense de la qualification et du statut de l’artisan montre à quel point nous devons convaincre les pouvoirs publics de la spécificité de nos métiers. Pour autant, l’artisan doit aussi prendre part à la digitalisation de l’économie qui génère des modifications en profondeur de la relation avec nos clients, c’est un enjeu majeur pour les années à venir.
D’autres sujets de préoccupation de nos professions nécessitent une mobilisation des futurs élus CMA, je pense en particulier au compte pénibilité ou aux mesures sur dialogue social dans les TPE.
La volonté de se rapprocher des territoires et d’agir au plus près des artisans est une autre priorité qui suppose de s’interroger à une nouvelle organisation territoriale et présence de la CMA.
Dans les cinq années à venir, cela va très certainement s’envisager dans une logique de mutualisation avec le réseau des CCI, ce sera un autre défi à relever, en améliorant la relation et les services auprès de nos ressortissants.

– La formation, qu’il s’agisse d’apprentissage ou de formation continue des chefs d’entreprises, figure aussi dans nos priorités ; il convient de créer les conditions permettant de favoriser le développement de l’apprentissage dans une logique de mutualisation et de complémentarité avec les autres organismes de formation.
La formation n’est pas toujours facile d’accès, les dispositifs sont complexes, il est aussi du rôle des CMA d’en améliorer la visibilité et d’accompagner les artisans pour recruter des apprentis et/ou partir en formation ! »

Vous portez la liste « Fiers d’être artisans », soutenue par de nombreuses organisations, comment faites-vous campagne ?

« L’artisanat regroupe une mosaïque de métiers, il est donc important de rassembler le plus largement possible ces différentes organisations professionnelles pour créer une dynamique au service de l’intérêt général de toutes ces professions.
Notre campagne est animée d’une attitude avant tout positive et d’un but : remettre l’artisan au cœur de sa Chambre de Métiers et de l’Artisanat. »