Erwan MONFORT, Gérant de Global Energie Services (bureau d’études thermiques et fluides) et de Venticonfort (entreprise de travaux de ventilation) à Daoulas dans le Finistère, vient d’être désigné Président de la commission environnement et construction durable de la FRB, lors du conseil d’administration tenu le 27 mai 2016.
Cette commission réunit 4 fois par an 12 professionnels bretons pour anticiper et préparer la profession aux évolutions environnementales de la construction : performance énergétique, matériaux bas carbone, qualités environnementales et sanitaires des bâtiments, nuisances de chantier, analyse du cycle de vie, etc…

Voici son parcours, son implication et ses ambitions à la FFB.

Mr MONFORT, pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel ?

« Après l’obtention d’un diplôme d’ingénieur génie civil et urbanisme à l’INSA de Rennes en 1991, j’ai vite déchanté en me heurtant à un monde professionnel peu intéressé par la thermique. Je me suis ainsi réorienté vers une carrière de cadre dirigeant dans le BTP (groupe Bouygues) pendant 15 ans.

En 2007, le Grenelle de l’environnement a été un élément déclencheur. Je me suis assez vite rendu compte que la thermique allait enfin devenir un élément fondamental de la conception des bâtiments. J’ai quitté mon poste pour entamer une nouvelle carrière correspondant plus à mes convictions. Après plusieurs tentatives de rachat d’entreprises de travaux, ce qui m’a permis de me rapprocher de la FFB, j’ai pris la décision de créer mon bureau d’études thermiques en 2008 (Global Energie Services).

Dans le cadre de cette activité, j’ai formé de nombreux professionnels au FEEBat module 3 (mise en œuvre plomberie, chauffage, ventilation).

En 2014, j’ai créé la société de travaux Venticonfort, convaincu qu’à partir du moment où l’on rend un bâtiment étanche à l’air, la ventilation devient un enjeu majeur de la construction. »

Votre implication au sein de la FFB ?

« Une question s’est posée lorsque j’ai créé Global Energie Services : est-ce que je vais dans un réseau de bureaux d’études pour échanger avec mes confrères, ou dans un réseau d’échanges avec d’autres acteurs de la construction ? La réponse fut évidente, m’investir avec les professionnels est à mon sens plus constructif.

Depuis 2010, je suis membre du club qualité construction du Finistère (à la FFB) qui regroupe des professionnels, maîtres d’œuvre, bureaux d’études et maîtres d’ouvrage. J’y ai notamment animé durant 2 ans un groupe de travail sur le retour d’expérience des premiers bâtiments BBC.

Depuis 2011, je suis membre actif de la commission environnement et construction durable de la FRB. On m’y a nommé référent pour les travaux menés sur la qualité de l’air intérieur.

J’ai également été membre du club des jeunes dirigeants du Finistère. »

Pourquoi s’investir en particulier au sein de la commission environnement ?

« J’apprécie beaucoup cette commission, par ses sujets mais aussi et surtout par sa dynamique : les membres sont assidus, de compétences variées, motivés et prennent plaisir à se retrouver en réunion. Lorsque l’on m’a proposé la présidence j’ai tout de suite accepté.

Le secteur du bâtiment est un acteur majeur de l’avenir de notre planète, nous avons encore beaucoup de progrès à réaliser. À mon sens, le développement économique ne peut se faire que s’il y a un juste équilibre avec le progrès social et le respect de l’environnement.

Ce mandat me permettra également de m’investir dans les travaux nationaux afin de relayer en région les actualités environnementales, comme les travaux de la future réglementation pour les bâtiments neufs, mais également de remonter les problématiques soulevées par les entreprises bretonnes. »

Quels sujets phares proposerez-vous en ce début de mandat ?

« L’énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas ! Je pense que le pari est gagné concernant les méthodes de construction neuve, les bâtiments sont performants. Le véritable enjeu est sur le parc existant, il faut aller vers des solutions pérennes de rénovation énergétique.

La qualité sanitaire : elle est de plus en plus prégnante, nous continuerons à développer des outils d’accompagnement des adhérents vers la qualité sanitaire des bâtiments, notamment la qualité de l’air intérieur et la gestion de l’eau.

Les déchets : 43 % des déchets produits en Bretagne sont issus du BTP. L’accompagnement des professionnels dans les solutions de traitement et de leur valorisation reste un axe de travail important. »