De la TPE à l'ETI, nos adhérents s'emparent de l'IA !

Guillaume Bournigal – Dirigeant de l’Atelier Bournigal.

Comment une TPE du Bâtiment aborde l’IA ?

Intégrer l’IA dans l’entreprise c’était d’abord la nécessité de prendre le chemin, de ne pas se faire distancer.
C’est devenu un outil du quotidien. Indispensable dans mes activités qu’elles soient administratives, techniques. Je l’utilise pour analyser un appel d’offre ou vérifier les pièces administratives. C’est un outil qui, sans remplacer l’Humain, me permet de gagner du temps pour me consacrer à mon cœur de métier et de communiquer plus efficacement avec nos clients et partenaires en augmentant leur niveau de satisfaction, en apportant des réponses plus factuelles qui limitent les erreurs ou incompréhensions.

Quelles sont les modalités de la montée en compétences au sein de votre entreprise ?

Au sein de l’entreprise, nous sommes deux à l’utiliser, mon assistante et moi. Nous nous sommes autoformés, nous avons testé des usages. Par ailleurs je suis accompagné par un coach en organisation qui m’aide à cibler les sujets et les besoins dans ma démarche d’amélioration et donc à prioriser les chantiers IA à mener.

Quels sont les défis de l’IA à la hauteur d’une entreprise du Bâtiment ?

A hauteur de TPE, le 1er défi c’est d’identifier et faire vivre des outils qui nous font gagner du temps au quotidien. Avec un paradoxe : c’est nécessaire d’y consacrer du temps, donc accepter de perdre du temps avec la perspective d’en gagner à court terme.

Le 2ème défi, c’est de prendre le recul nécessaire pour formaliser les pratiques au sein de l’entreprise pour partager les bonnes pratiques et éviter d’effacer les gains réalisés individuellement.

Le 3ème défi, c’est de développer et conserver le regard critique face aux réponses et suggestions des IA génératives. Nous restons responsables de la production qui s’appuie sur celle-ci.

Sébastien Deniel – Dirigeant de l’entreprise Iroise Isolation

Comment une PME du Bâtiment aborde l’IA ?

En première approche, j’utilisais l’IA par simple curiosité et pour un usage purement personnel. Et au sein de l’entreprise, nous avions déjà eu recours à l’intelligence artificielle via notre CRM.
A la suite des ateliers organisés par la FFB Bretagne, j’ai pu structurer ma pensée et ma stratégie et donner surtout des ordres de priorité aux actions à mener. La mise en place de ce type de sensibilisation a été très bénéfique.  
L’usage de cet outil dans un cadre professionnel est plus clair pour moi.

Quelles sont les modalités de la montée en compétences au sein de votre entreprise ?

Dans la phase d’acculturation, j’ai participé avec mes collaborateurs concernés aux différents ateliers de sensibilisation de la FFB : relation client, offre technique et financière, suivi des chantiers, ou pilotage de l’entreprise. Ces ateliers nous ont permis de découvrir des usages de l’IA de façon ludique et ils ont stimulé notre curiosité. On a tiré des leçons de tous les ateliers !

Quels sont les défis de l’IA à la hauteur d’une entreprise générale ?

L’IA prendra une place grandissante au sein des entreprises dans les années à venir. Le défi, c’est qu’il faut prendre le train en marche et ne pas attendre qu’il ait trop accéléré.

Mael Morelle – Directrice de l’Ingénierie et de la transition durable, membre du Copil IA du groupe Legendre.

Comment une ETI familiale du Bâtiment aborde l’IA ?

A l’image de nombreuses entreprises, le groupe Legendre a d’abord souhaité temporiser les usages de l’IA. C’était d’abord le résultat d’une analyse de risques qui mettait en lumière deux grandes nécessités : assurer la sécurité des données et accompagner l’acculturation, la montée en compétences des équipes pour assurer la prise de recul nécessaire à l’évaluation d’usages au sein du collectif.

Quelles sont les modalités de la montée en compétences au sein de votre entreprise ?

Un Comité de pilotage a été mis en place pour balayer les enjeux à l’échelle du groupe : Métiers et ingénierie, Fonctions supports, Commerce, etc. Ce CoPil s’appuie sur un prestataire de conseil et un réseau de salariés ambassadeurs qui ont pour mission d’expérimenter en répondant à l’objectif suivant : trouver de bonnes idées pour résoudre simplement nos problèmes du quotidien avec les outils IA disponibles sur le marché. Le réseau a été structuré pour couvrir la diversité des métiers, des fonctions au sein du groupe et impliquer l’ensemble des établissements de l’entreprise. Suite à cette phase d’expérimentation, nous proposerons des déploiements sur les usages qui bénéficieront au plus grand nombre. A l’échelle de mon service, l’ingénierie intégrée, les premières phases de découverte et d’acculturation sont notamment passées par la réalisation d’une Fresque de l’IA et de « Rendez-vous de l’IA » permettant ainsi d’idetifier des cas pratiques pour les tests.

Quels sont les défis de l’IA à la hauteur d’une entreprise générale ?

D’abord sécuriser la pratique. Interdire l’usage de l’IA suscite des usages cachés, individuels de ces technologies qui se révèlent moins pertinents que ceux partagés et enrichis par le collectif.

Ensuite c’est le confortement des pratiques.
Passer de phases de tests à un usage qui s’inscrivent positivement dans les processus internes de l’entreprise avec des gains réellement mesurables. Positivement cela veut aussi dire avec une conscience de l’impact environnemental des différentes solutions du marché ainsi que de leur politique, leur éthique.

Enfin c’est de répondre aux attentes des Métiers avec de l’amélioration et de la Valeur Ajoutée pour l’entreprise, les collaborateurs et nos clients.

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